Couverture piquée en laine : un savoir-faire ancien redécouvert à Fibres en Baie
Le samedi 23 mai 2026, nous avons participé à Fibres en Baie, la Journée de la laine organisée à Genêts, au Bar culturel La Maison, au cœur de la baie du Mont-Saint-Michel.
Toute la journée, ce magnifique événement porté par Florence et toute son équipe a rassemblé artisans, éleveurs, passionnés de textile et amoureux des fibres naturelles autour d’ateliers, de démonstrations, de conférences et de belles rencontres.
Et parmi les moments qui ont marqué les visiteurs, il y avait cette fameuse couverture piquée garnie avec notre laine cardée de Roussin de la Hague.
Au fil des heures, la couverture avançait doucement sous les mains de Marie-Claude, accompagnée de Lolita et Hélène des Ramboli’Laines. La laine était installée entre les tissus, les points de piquage apparaissaient un à un et les motifs prenaient forme.
Autour de la table, les mêmes réactions revenaient souvent :
« C’est de la laine normande ? »
« On faisait vraiment ça autrefois ? »
« Mais c’est magnifique… »
Et justement, oui.
Autrefois, ce genre d’ouvrage faisait partie du quotidien dans de nombreuses maisons. Avant les matières synthétiques et les couettes industrielles, les familles utilisaient la laine de leurs troupeaux pour fabriquer couvertures, matelas, édredons ou vêtements chauds.
À l’époque, rien ne se perdait.






Une technique ancienne pleine de bon sens
Le principe de la couverture piquée est finalement assez simple.
D’abord, une nappe de laine cardée est placée entre deux tissus. Ensuite, l’ensemble est maintenu grâce à un piquage cousu à la main.
Ces points permettent à la laine de rester bien répartie dans toute la couverture. Ainsi, le garnissage ne bouge pas avec le temps.
Ce travail demande de la patience, de la précision et beaucoup de gestes répétitifs. Pourtant, quand on voit le résultat, on comprend immédiatement pourquoi cette technique a traversé les générations.
Parce qu’une couverture en laine :
- garde naturellement la chaleur,
- laisse respirer la matière,
- absorbe l’humidité,
- et offre un confort incomparable.
Finalement, nos anciens avaient déjà compris beaucoup de choses.
La laine normande retrouve enfin sa place

Ce qui rendait cette démonstration encore plus forte, c’est bien sûr la laine utilisée.
Ici, il s’agissait de laine cardée de Roussin de la Hague, une des trois grandes races ovines normandes avec l’Avranchin et le Cotentin.
Trois races profondément liées à notre territoire, à nos paysages et à notre histoire agricole.
Pendant longtemps, leurs laines ont été peu valorisées. Petit à petit, les usages ont disparu et beaucoup de toisons ont perdu toute valeur économique.
Chez Laines sous les Pommiers, c’est exactement l’inverse que nous voulons défendre.
Nous croyons que les laines normandes ont encore énormément à offrir lorsqu’on leur redonne des usages cohérents et adaptés.
Et cette couverture piquée en est un parfait exemple.
Dans ce type d’ouvrage, la laine de Roussin de la Hague apporte :
- du gonflant,
- de la tenue,
- de la chaleur,
- et un confort très naturel.
C’est une laine idéale pour :
- les couvertures piquées,
- les édredons,
- les coussins,
- le rembourrage,
- la literie,
- ou encore certains travaux de feutre.
Et surtout, elle permet de travailler avec une matière :
- locale,
- naturelle,
- biodégradable,
- et issue directement des élevages normands.
👉 Retrouvez nos nappes de laine cardée ici :
https://lainessouslespommiers.fr/produit/balle-de-laine-cardee/
Des gestes qui racontent quelque chose
Tout au long de la journée, les visiteurs pouvaient suivre chaque étape, poser des questions, toucher la laine et comprendre le travail derrière l’ouvrage.
Petit à petit, cette démonstration devenait bien plus qu’un simple atelier textile.
Elle rappelait qu’avec une matière produite localement et du savoir-faire, il est encore possible de fabriquer des objets utiles, beaux et durables.
Pas besoin de technologie compliquée.
Parfois, il suffit simplement de temps, de gestes précis et d’une matière qui a du sens.




Merci à Fibres en Baie
Un immense merci à Florence et à toute l’équipe de Fibres en Baie pour cette belle journée autour de la laine, des fibres et des savoir-faire textiles.
Et bien sûr, merci à Marie-Claude Dang, Lolita et Hélène des Ramboli’Laines pour cette démonstration passionnante qui a permis de montrer que les laines normandes ont encore beaucoup de choses à raconter.
👉Retrouver l’Association les Ramboli’laines sur :
https://rambolilaines.canalblog.com
👉 Retrouvez toutes nos laines normandes sur :
https://lainessouslespommiers.fr





