Cotentin, Avranchin et Roussin de la Hague : trois races normandes à l’honneur

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Dans les marais du Cotentin, Aurélie Bourassin présente trois races de moutons normands et les débouchés qui contribuent à leur préservation. Ce reportage de Ceva TV explore notamment le travail de Laines sous les Pommiers pour transformer leurs toisons en produits fabriqués en France.

Chapitres

  • 0:20 – Trois races ovines au cœur des marais du Cotentin
  • 0:53 – L’Avranchin, le Cotentin et le Roussin de la Hague
  • 1:45 – Trois débouchés pour soutenir les élevages
  • 2:54 – Ce que représente le Prix de l’agrobiodiversité animale
  • 3:15 – La fierté de contribuer à la sauvegarde des races
  • 3:34 – De la toison aux produits finis
  • 4:41 – Le bien-être animal, à la base du métier

Transcription de la vidéo « Cotentin, Avranchin et Roussin de la Hague : trois races normandes à l’honneur »

Trois races ovines au cœur des marais du Cotentin

— Me voici en Normandie, dans les marais du Cotentin, avec Aurélie, qui va nous présenter son beau projet. Regardez comme nous sommes bien entourés de ces belles brebis avranchines ! Mais attention, Aurélie ne valorise pas seulement les Avranchines : il y a deux autres races.

— Aurélie : Je valorise aussi la laine des races Cotentin et Roussin de la Hague.

— Cette brebis est tout à fait d’accord avec toi ! Certaines sont plus enrouées que d’autres, on va les entendre un peu.

L’Avranchin, le Cotentin et le Roussin de la Hague

— Est-ce que tu peux nous décrire cette race, juste derrière nous ?

— Aurélie : La race Avranchin vient, comme son nom l’indique, du sud de la Manche, de la région d’Avranches. Historiquement, elle était présente sur les prés-salés. Aujourd’hui, il reste peu d’individus, mais depuis dix ans, nous travaillons vraiment à développer la race.

La brebis a de la laine sur la tête et partout sur le corps. Sa laine est d’une qualité exceptionnelle pour faire, entre autres, ce que j’en fais : des pelotes.

— Tu valorises donc la laine de deux autres races ?

— Aurélie : Oui, celle du mouton Cotentin, dont les effectifs sont très réduits : environ 300 brebis en sélection. Il en reste très peu. Et puis celle du Roussin de la Hague, une race qui a aujourd’hui un bel avenir déjà bien tracé.

Trois débouchés pour soutenir les élevages

— Qu’est-ce que tu fais exactement avec ces moutons ?

— Aurélie : Pour développer les races, nous les valorisons de trois façons. La première, ce sont les reproducteurs. Beaucoup de personnes souhaitent aujourd’hui s’installer avec des races normandes. Cela a du sens, parce que ces races sont adaptées à leur territoire.

Ce sont des races rustiques qui supportent le vent, les embruns et la pluie, et qui ont de bons pieds.

— Elles sont adaptées à la vie en Normandie !

— Aurélie : Oui, et elles font partie de notre patrimoine. Aujourd’hui, nous avons la chance que cela intéresse des éleveurs qui veulent s’installer avec ces races. C’est notre premier débouché. Ici, une jolie brebis avranchine pourra partir faire des petits : c’est très important.

Il y a ensuite le débouché de la viande. Enfin, nous essayons de développer celui de la laine, de qualifier nos laines pour pouvoir en faire de beaux produits.

Nous cherchons à réaliser des productions locales, 100 % françaises. Ce cercle vertueux permet de valoriser nos moutons. Je trouve ce travail très important.

Ce que représente le Prix de l’agrobiodiversité animale

— Que va t’apporter le Prix de l’agrobiodiversité ?

— Aurélie : D’abord, une visibilité que je trouve très importante. C’est aussi prestigieux. Ensuite, cela va m’aider financièrement, parce que produire entièrement en France a vraiment un coût. Ce prix va me donner un coup de pouce, et c’est chouette.

La fierté de contribuer à la sauvegarde des races

— Dans cette aventure, de quoi es-tu la plus fière ?

— Aurélie : Je suis très fière de pouvoir participer à l’augmentation des effectifs et de montrer le mouton autrement.

— Est-ce que tu nous montrerais ce que tu fais avec cette belle laine ?

— Avec plaisir, allons-y !

De la toison aux produits finis

— Regardez cette belle toison ! Quelles sont les différentes étapes pour arriver au produit fini ?

— Aurélie : Tout commence par la tonte. Les éleveurs doivent me fournir des toisons propres. Ensuite, je refais un tri. J’écarte la laine de l’arrière du mouton, un peu plus grossière et plus feutrée, et je garde celle du dos et des épaules pour faire le fil. Je m’assure ainsi de la qualité des laines.

Puis viennent le lavage, en France évidemment, et le filage pour obtenir les pelotes que vous voyez ici. Nous avons la chance de travailler avec la filature Fonty.

— Tu proposes aussi des semelles, c’est super !

— Aurélie : Ce sont des semelles en pure laine. Il n’y a rien de mieux à mettre dans nos chaussures !

— J’adore, et c’est anti-odeur !

— Aurélie : Pour les adolescents… et pas seulement !

Le bien-être animal, à la base du métier

— Aurélie : Le bien-être animal se voit à travers la laine. On peut voir si les brebis ont été bien dans leur vie. C’est très important : c’est la base de notre métier, surtout quand on sauvegarde des races.

— Merci beaucoup ! Nous avons appris plein de choses grâce à toi. En plus de cela, tu contribues à sauvegarder les races et à veiller au bien-être de ces animaux.

— Aurélie : Merci à vous !