Aurélie Bourassin et la laine Avranchine, en vidéo
Aurélie vous présente son élevage de moutons Avranchins et son travail de valorisation de leur laine au sein de Laines sous les Pommiers. Un reportage du Département de la Manche, publié à l’occasion du Salon international de l’agriculture 2026.
Chapitres
- 0:14 – Sauvegarder la race Avranchine en Normandie
- 1:07 – Une passion pour l’élevage et les races à petit effectif
- 1:27 – Valoriser la laine des moutons de races normandes
- 2:16 – Surveiller les agnelages et prendre soin des brebis
- 3:08 – Présenter la diversité de la race au Salon de l’agriculture
- 3:44 – Montrer les progrès de la sélection
- 4:14 – Faire connaître les qualités du bélier Avranchin
Transcription de la vidéo « Aurélie Bourassin et la laine Avranchine, en vidéo »
Sauvegarder la race Avranchine en Normandie
J’œuvre pour le développement de la race Avranchine en Normandie, au niveau de l’OSCAR, l’organisme de sélection. L’idée, c’est de sauvegarder cette belle race qui a de grandes qualités.
Je suis autour de 55 brebis. Je prends soin de la race Avranchine. J’essaie, à mon petit niveau, de sélectionner des reproducteurs et de donner envie aux gens d’élever cette race. L’idée, c’est d’avoir aujourd’hui de beaux animaux. Le Département nous encourage aussi.
On est partis, il y a une petite dizaine d’années, avec moins de 900 brebis. Aujourd’hui, on a atteint un joli chiffre : 2 000 brebis.
Une passion pour l’élevage et les races à petit effectif
J’ai toujours aimé l’élevage. Élever une race à petit effectif comme ça, ça a vraiment du sens.
On s’inscrit dans la sauvegarde et on est entre passionnés. C’est agréable, en plus, de défendre quelque chose qui a des valeurs.
Valoriser la laine des moutons de races normandes
On est partis dans une valorisation de la laine aussi, parce que l’Avranchin a de superbes toisons. L’idée, c’est de ne pas perdre ça non plus.
Aujourd’hui, on fait des pelotes, des chaussettes, des couettes et des oreillers avec les laines des moutons de races normandes. Ça a du sens.
Surveiller les agnelages et prendre soin des brebis
C’est très serein comme ambiance. On vérifie que tout va bien.
Parfois, ça peut être dynamique le soir, quand on s’aperçoit qu’il faut peut-être intervenir. Heureusement, cela arrive peu, parce que ce sont des brebis qui agnellent très bien toutes seules.
Mais quand il faut intervenir, il faut être là. Il faut surveiller les agnelages. Même si elles se débrouillent la plupart du temps toutes seules, il y a besoin de surveiller.
Je suis particulièrement contente, par exemple, quand il faut intervenir et que j’étais là. Tant mieux ! Si on a sauvé une petite femelle parce que ça ne se passait pas bien, je me dis : « Au moins, celle-là, elle ira faire perdurer la race. »
Présenter la diversité de la race au Salon de l’agriculture
Le Salon de l’agriculture, c’est aussi un moment où on rencontre les gens, que ce soient les éleveurs ou les futurs éleveurs.
Cette année, sur l’édition 2025, on a la chance d’avoir un petit bélier noir qui fait un peu l’originalité de la race, puisque 10 % de nos animaux sont noirs.
Un petit bélier noir a été sélectionné pour venir être exposé. C’est sympa de montrer aussi qu’on a une diversité génétique intéressante et qu’on la privilégie.
Montrer les progrès de la sélection
Pour moi, le Salon de l’agriculture, et au niveau de l’organisme de sélection des éleveurs d’Avranchins, c’est vraiment montrer aux gens où on en est dans l’évolution de la race.
Il y a dix ans, les animaux qu’on avait, ce n’étaient pas de belles bêtes. Aujourd’hui, on commence à avoir de beaux animaux avec de bons dos droits. Le travail a payé.
C’est important d’aller montrer où on en est dans la race et de dire qu’on est quand même partis de très bas. Là, on commence à voir les résultats.
Faire connaître les qualités du bélier Avranchin
C’est aussi l’occasion de rencontrer des gens qui viennent d’autres régions que la Normandie et qui s’intéressent aux béliers pour faire du croisement dans leur région.
Ça peut être une opportunité pour nous, les éleveurs en Normandie, de montrer aux gens que le bélier Avranchin, croisé avec certaines brebis, peut apporter une meilleure qualité de viande et une meilleure qualité de laine.
Ça va améliorer les croisements. C’est quelque chose qui commence à se savoir, et c’est sympa.
